mardi 30 septembre 2014

Bienvenue Petit Hibou


Coucou les filles, 

Me revoilà par ici ! Aujourd'hui, c'est un peu spécial car avec les comploteuses nous souhaitons la bienvenue à un Petit Hibou dont notre chère Willow weeps a donné naissance il y a une dizaine de jour environ. 


J'ai eu l'aide précieuse de Vanille et les vernis pour fomenter ce complot, je dois dire que j'ai lutté pour ne rien oublier et trouver le temps ! En plus de ça, le petit coquin a eu de l'avance, il a fallu finalement avancer la date, tout ça ! Bref, une vraie usine à gaz cette organisation, encore une fois merci Vanille et merci aux filles qui m'ont tenue au courant de l'arrivée précoce du petit bout !

C'est Jo qui à trouvé l'idée du titre et qui nous a concocté ce joli logo ! Merci beaucoup !

J'avais donné comme consigne de se servir de la déco de la chambre du petit pour le thème, ici Willow, avait fait un billet déco chambre bébé, niquel, ça nous a donné une très bonne base !

Alors bien sur on a attendu un peu après la naissance que la petite famille trouve son rythme (bon ça nous a bien arrangé faut dire aussi, on a été prises de court !), voilà pourquoi on ne se retrouve qu'aujourd'hui.

Bon et si je vous montrais ma réalisation ?




Voilà donc, ce que m'a inspiré la chambre du petit, je regrette cependant une chouette un peu trop foncée, c'est mon Barry M Mushroom qui m'a feinté, dans son flacon il fait assez clair mais en séchant il fonce, c'est habituel avec ces teintes, mais je n'y ai plus pensé ! J'avais envie de rouge sur mon hibou (dis tu m'en veux pas Willow, si je sais pas reconnaitre un hibou d'une chouette ? <3), pour avoir un coté contraste avec le reste de ma manucure et aussi un coté protecteur, cherchez pas trop, c'est la sensation que me donne cet assortiment de couleur. C'est avec ma peinture Jo Sonja que j'ai dessiné et colorié ma chouette. J'ai fait un mélange, je n'avais pas la couleur exacte qui me convenait. J'ai utilisé mon pinceau de détail Roubloff Y00 pour le remplissage et pour le contour mon fidèle Isabey 2/0. Le dotting tool m'a servi pour les yeux. Pour les autres ongles, j'ai posé une base blanche Flomar, le blanc mat et par dessus mes préférés pour ce genre de dégradé à l'éponge les Mavala Blue Mint et Pistacchio. J'ai d'abords posé du bleu avec l'éponge, en plusieurs fois et le vert juste une petite touche, mais il ressort presque trop. Par dessus tout ça, j'avais les paillettes parfaites qui oscillent tantôt vers le bleu, tantôt vers le vert de la marque Laura Beauté.


Willow, je suis vraiment heureuse de pouvoir participer à ce moment de bonheur pour toi et ta petite famille ! Profites bien de tous ces moments merveilleux ! Je souhaite à ton petit chéri tout le bonheur qu'il pourra trouver sur cette terre et toutes les bonnes choses possible. Plein d'amour, de joie et de sérénité pour vous ! <3<3

Nous sommes vraiment nombreuses pour participer, je remercie toutes les filles qui ont écris un billet :

 


Voilà, j'espère que ce petit billet vous a plu, Willow, j'espère que ce complot te touchera ! Je vous embrasse et je vous dis à bientôt !!


dimanche 7 septembre 2014

Contre toute attente, elle écrivit.


Bonjour à toutes,


Aujourd'hui vous me manquez trop <3, alors je viens vous voir ! J'ai pas fait de nailstorming, j'ai été complètement prise dans mes cours et ma formation, je ne savais même pas quel en était le sujet, j'ai très vite deviné en passant sur IG ce matin. J'avais envie de papoter un peu avec vous. J’voulais vous montrer un nail art en plus, mais finalement non. Ce sera un billet sans image, sans fioriture, je vous livre un bout de moi, parce que là, y’a qu’ici que ça peut me faire du bien je crois…

Cette semaine, ça a été la rentrée des classes, comme vous le savez déjà, moi, j'ai fait mon retour à l'école après 15 ans de travail (de toutes sortes de travail), il y a quelques mois, je ne reviens pas sur tout ça, vous pouvez le lire ici. J'ai envie de mettre l'accent sur les relations humaines aujourd'hui. Depuis le 15 Mai, j'ai rencontré 18 personnes, toutes différentes, avec des parcours compliqués ou pas et des vies difficiles ou pas. Je me suis rendue compte que bien que l'on soit adulte, le fait d'être à 19 dans une salle de classe, les vieilles habitudes reviennent, les vieilles attitudes sont de retour et bien que nos 15 ans soient loin pour la plupart, les mentalités sont les mêmes qu'à l'époque, comme s'il n'y avait pas eu d’évolution, comme si tout ce temps, les gens avait posé une couche de faux semblant d'adulte et après plus de trois mois, j'ai comme l'impression que cette couche de faux semblant d'adulte s'écaille petit à petit... C'est impressionnant et limite flippant. Curieusement les plus jeunes qui ont 20 ans semblent plus "adulte", moins bizarre, moins changeant, plus nature ! Je ne sais pas, peut-être qu'au fond, je n'ai pas 33 ans, c'est mon âge physique mais pas psycho... J'ai l'impression de vivre une sorte de secret story, 7h par jour... Avec dedans, des suspicions de "Je ne mets pas mon dossier sur le pc de l'école parce que sinon, un autre élève va venir me le piquer" ou encore lors d'un travail en classe à deux ou trois, deux personnes de groupes différents discutent et une des personnes d'un des deux groupes dis à sa camarade de groupe "Mais vas-y filent leur notre feuille tant que tu y es !", cette rétention de réflexion, de savoir, me fais vomir. Il n'y avait pas de note, il s'agissait juste d'ouvrir son esprit et de réfléchir sur une toile. C'est affligeant... Je suis probablement trop libriste pour comprendre le commun des mortels. Je partage mes connaissances et j'essaie d'apporter ce que je peux à ceux qui en ont besoin et pourquoi pas en contrepartie recevoir de l'aide pour des choses que moi-même je n'arrive pas à faire. Cela me semble juste, mais non... Les gens ont peur les uns des autres, ils se mentent, ils se mutilent de paroles, les uns derrière les autres, les enfantillages font rage ! Et moi dans tout ça, je flotte, je ne comprends pas, c'est comme si la guerre était nécessaire pour exister, sinon on n'est rien. On est si vide de sens, notre camouflage d'adulte est tellement plat, on se fait tellement chier que voilà, y'a plus que la guerre pour exister. La plupart de tous ces guerriers ont enfanté ou souhaitent enfanter et moi je les regarde et je me demande, que disent-ils à leur enfants ? Leur apprennent-ils "la guerre de l'école" ?

Récemment j'ai été blessée. J'avais appris la solitude il y a longtemps et je l'avais apprivoisée, elle avait été un problème il fût un temps, mais nous avons appris à nous connaitre. Je l'avais cultivée et presque choyée et puis, depuis le début de cette formation, j'ai plus eu le temps d'être seule, plus eu le temps d'exister en tant que moi, parce que moi. Je ne ressemble à personne d'autre, j'ai des opinions très loin d'être manichéenne, je ne fais pas partie du club très fermé des mamans ou de celles qui souffrent de ne pas l'être, j'ai un humour cynique, je m’intéresse à tout ce qui n'est pas commercial comme musique, je ne connais pas les vendeurs de disques du moment, je ne raconte pas les moindres détails insignifiants de ma vie et par dessus tout, je fuis comme la peste les émissions brulage de neurones, ou si j'y fait un tour, c'est pour travailler mon cynisme et mon acidité sociale. Bref, donc forcément, y'a un décalage, mais de prime abord, je semble commune, alors une personne dès le premier jour s’est accrochée à moi, m’attendait en fin de cours, voulait être assise à coté de moi (les vieilles habitudes, je vous disais), je savais déjà qu’on n’était pas pareil, j’ai apprécié être appréciée cependant. Elle a même décidé d’être déléguée à mes cotés, ce qui, vous allez voir, était une très mauvaise idée. Contre toute attente, elle s’est présentée, sans même m’en avoir parlé, parce que moi, j’étais la seule à avoir levé la main, j’imagine qu’elle s’est sentie importante à ce moment là. C’est à cause d’elle et de sa moue dérangeante lorsque je m’asseyais ailleurs, loin d’elle ou presque loin, que je n’ai plus été seule. Elle a vampirisé mon temps et à tenter de coloniser mon esprit de ses pensées futiles et vides (celui ou celle qui y arrivera, n’est pas né !)… je ne l’ai pas jugé, j’accepte les défauts, je pars du principe que personne n’est parfait et moi la première. J’ai baissé la garde. Et un jour, nous avons eu 15 jours de vacances, à notre retour, tout avait changé, plus de bonjour, plus de au revoir, des réponses laconiques, des paroles éparpillées, elle ne me parlait plus… J’ai tenté de comprendre, j’ai tenté de demander ce qui n’allait pas, elle se disait asociale (mais l’étant pour de vrai moi-même, je savais que son étiquette ne collait qu’à la colle UHU sur son front), "les gens m’énervent", voilà sa réponse, "Et moi, je t’énerve ?", "Non, toi non", cela a été la seule réponse que j’ai eu. Bien entendu, après la recherche du pourquoi et sa démagogie distillée en petites phrases, j’ai fini par m’éloigner doucement, pas trop loin au début, après tout, le mal-être peut rendre méchant, et peut-être qu’elle se sentait mal. Et puis est arrivé le mot de trop, l’attitude de trop, la moquerie lard ou cochon, mais la moquerie quand même, lorsque, lors d’un contrôle d’anglais comptant pour le diplôme, j’ai éternué. Cet événement simple et dérisoire et devenu "l’événement dramatique", celui qui a fait que mon professeur m’a fait remarquer que "ce n’est pas bien" après un "d’accord" perplexe de ma part, le pou qui m’avait vampirisé mon moi-même a décidé de me mimer et de m’expliquer à quel point je n’éternuais pas bien… Ce à quoi je répondais encore plus perplexe et hallucinée que grosso modo, je m’en carrais grave… Cela a valu à moi et la classe, d’autres démonstrations de mon non savoir sur l’éternuement et s’est terminé en apothéose avec un magnifique "C’est peut-être pour ça que tu as le cerveau ramolli". Je le rappelle, nous étions en plein milieu d’un contrôle d’anglais comptant pour le diplôme. J’ai dégluti et répondu "c’est probable" avant de retourner à ce qui comptait vraiment pour moi, ce contrôle. Quelques temps après, j’ai compris pourquoi cet éternuement avait dérangé mon professeur, il parait que lorsqu’on le retient on peut mourir d’un anévrisme ou un truc du genre. Je me demande, qu’elle a été la peur de mon professeur en réalité, c’eût été problématique de crever comme ça en plein contrôle, je ne peux pas imaginer une autre explication à cette intrusion massive dans l’intimité de mon éternuement. Et pour ce qui est du pou, l’occasion était trop belle de m’embourber dans le marasme de sa scélératesse. Bien entendu, depuis nous avons eu les notes de ce merveilleux devoir 15/20 pour ma part (j’avais jamais dépassé les 10 à l’école, ma fierté est encore plus grande), le cerveau ramolli en a sous la pédale on dirait ; le pou a eu 6/20, les méandres de son ignorance sont incommensurables (et fatalité, elle tablait les 14 à l’école, j’ai l’impression que c’est son cerveau qui s’est ramolli on dirait). Ce passage a été le non retour pour ma part, et j’ai commencé à me sentir vraiment très mal… Était-ce de l’humour ou pas ? Mais quand bien même c’en serait… Ce n’est ni drôle, ni adulte, ni rien quoi… Bien entendu, à ce moment là, j’ai arrêté toujours progressivement (faudrait pas perturber le groupe) à me détacher et 15 jours plus tard j’étais libre… Ouais, c’est cool, sauf qu’on fait quoi de cette liberté nouvelle ?? Là, a été tout le problème, la solitude est revenue et m’a fracassé de son poing, elle m’a tailladé "A ouais, tu t’es plus occupé de moi, prend ça ! Tu m’as laissé, prends ça ! T’avais oublié à quel point je pouvais faire mal hein !". Voilà ce que m’a dit la solitude à son retour. Alors bien sûr, j’étais accompagnée d’autres camarades, gentils, adorables, les trois seuls garçons de la classe et une fille "qui n’aime pas les copines filles", ce que je comprends parfaitement. Mais voilà, ils étaient là, moi à coté d’eux mais pleine de solitude, pleine d’incompréhension, pleine de souvenirs d’enfances plus atroces les uns que les autres… On ne peut plus me dire que des enfants c’est innocent, c’est faux, je l’ai testé et désapprouvé dans mon enfance. Tout cela n’est qu’une faible partie de tout ce que je vois/entends ces derniers temps. J’ai bossé dans pleins d’endroits, avec pleins de cons même, des fois même des gravement cons… Donc tout ça je le savais déjà, mais j‘ai eu pitié du pou au début, ça m’apprendra tiens, aucune pitié de rien… La prochaine fois, je repousserai les éventuels poux, pas la peine de les laisser me vampiriser mon temps et m’éloigner de ce qui est bon pour moi.
Je ne peux pas aller plus loin et en raconter plus, d’une part, ce serait excessivement long, d’autre part, je ne peux pas me livrer autant que ça. Toujours est-il que cette perturbation a eu bien plus d’incidences que ce qui est écrit ici, d’autant qu’une seule partie vous est racontée. Il m’a fallu me recentrer sur l’important, me rappeler comment je dépensais mon temps avec ma solitude avant… Le moral, n’est pas mauvais, il est juste sous l’effet de ces derniers coups, il a l’habitude, il s’en remettra ! En attendant, je suis accompagnée de gens adorables, sincères, frais et avec une culture un peu underground (surtout un) ce qui me convient parfaitement. Nous allons commencer nos stages mi septembre et nous auront  seulement deux jours en centre de formation, je verrais moins le pou, ce sera mieux et je sentirai moins le marasme intellectuel global qui m’entoure parce que croyez moi, ça vole pas haut du tout !


Voilà pour ce billet vraiment, vraiment hors sujet. Ça fait du bien de dégourdir ses doigts pour écrire un peu de soi. Je vous embrasse en espérant que cet interlude n’a pas été une corvée. Cœur sur vous les poulettes, j’ai presque jamais eu autant de richesses dans mes relations sociales que parmi vous <3<3.